Séjour dans les îles ioniennes du 5 au 18 août

« Si beaucoup de gens ne connaissent pas grand-chose de la mer ionienne, bien peu n’ont pas entendu parler de Corfou.les références à l’île depuis Homère jusqu’à nos jours, évoquent un paradis vert et luxuriant (à l’heure où j’écris ces mots je sais pourquoi les îles sont vertes et luxuriantes) exerçant un charme apaisant sur toute personne qui la visite. »

Avec Guillaume il nous fallait un peu bosser sur le bateau, aussi nous n’avons pas visité  la ville de Corfou. David lui a visité la ville, ses forts etc … heureusement dans cette famille certains s’intéressent à la culture !

La marina de Gouvia fait partie des toutes nouvelles marinas, tout comme lefkada. Tout est neuf mais aussi un peu mort.Disons qu’on est pas du tout en ville et les prix sont élevés.

Enfin tout près de la marina il y a un village Kondokali, certes touristique, mais Guillaume a pu se faire couper les cheveux et on a mangé dans un super restau de poissons.

Le lendemain nos deux autres passagères sont arrivées, laurence et sa fille Sophia.  Nous avons tous profité de la piscine de la marina car il faisait très très chaud. Tout le monde semble amariné,on peut partir…

Le 7, à l’aube (ne croyez pas tout ce que j’écris) on mouille au sud de Corfou, à Petriti : baignade et balades au milieu

des oliviers. A une taverna du port, laurence commande une « pikilia » , assortiment de mezze. Hum !!!

Le lendemain on change d’île, on va à Nisis Paxoi , lîle de Paxos . Elle n’est pas très loin de Corfou mais pour traverser

nous ne sommes plus protégés pas les terres donc il faut que nos marins d’eau douce s’habituent au mouvement du bateau. David semble s’acclimater sans problèmes et c’est bien car il peut jouer avec Sophia dont la mère semble souffrir du mal de mer.

Dans l’après midi nous arrivons au port de Gaios, superbe .On va y passer la journée du lendemain. On a essayé de visiter un peu avec David mais il fait vraiment trop chaud.

Port Gaios est vraiment un petit village charmant même si très touristique. Il semble y avoir autant de chats que de touristes.

C’est d’ailleurs dans un des « gabiers » de Gaios (vocabulaire réunionnais emprunté à notre amie Flo) que laurence oubliera sa carte bleu. Parlons en des cartes bleu : David a oublié la sienne à brusque et laurence perd la sienne. Quelle bande !

Le 10 on va un peu plus au sud vers l’île de Lefkas (Leucade)qui n’est séparée du continent que par un canal.

Vu le temps que l’on passera à Levkas par la suite je lui consacrerai un chapitre.

Donc pour aller jusqu’à la ville de Lefkada (où nous espérons laisser le bateau cet automne)il faut que le pont flottant à l’entée nord du canal pivote. Il est écrit : « le pont ouvre à l’heure ronde ».

Après quelques péripéties (on s’est trop approché de petites bouées rouges et on a touché, doucement heureusement) nous arrivons à l’entée du canal à l’heure pile, on s’approche, le pont a pivoté , on s’approche encore , il se ferme devant nous .Zut !

Pendant l’heure qui suit on essaye de mouiller, on dérape , et en plus nous sommes plusieurs bateaux à tourner dans un petit espace. Bon gré mal gré on a réussi à aller à la marina de Lefkada. Même look, même prix que Gouvia mais qui sent un peu plus (entourée de marais salants).

Le soir nous irons tous manger dans une taverna en ville. Beaucoup de touristes italiens, anglais et quelques français.

Le lendemain on restera à la marina, maintenance oblige. Les filles vont à la piscine, Guillaume répare une fuite qu’il a enfin trouvé à force de pugnacité, avec David on l’aide comme on peut.

Bonne nouvelle on a trouvé un « contract yacht service »géré par des anglais qui feront quelques réparations sur le bateau et le garderont jusqu’à notre retour.

Il nous reste quelques jours alors on va aller mouiller dans des criques. La côte est de levkas est bordée de petites îles verdoyantes dont Skorpios, qui appartient à Aristote Onassis (nous n’avons pas eu l’occasion d’être présentés. Est-il toujours vivant ?) ,et Meganisi qui ressemble, sur la carte, à un têtard géant et dont la côte nord découpée offre une demi-douzaine de mouillages protégés. Que demander de plus ?

On tentera une première baie «  la baie tranquille » au sud de Levkas mais la vision d’une énorme méduse nous fera fuir plus loin. Nous sommes allé mouiller pendant deux jours à Meganisi , à Port Atheni. Notre premier mouillage « à la grecque » c'est-à-dire en portant deux amarres à terre. Pas mal !

Guillaume se fait grignoter les orteils par des bébés langoustes .C’est trop mignon !

C’est bizarre dans ces baies il y toujours des tavernas qui vous tendent les bras.

Le lendemain on est allé se balader dans les oliviers jusqu’au village de Katomeri . On a eu toutes les peines du monde à se faire servir un jus de fruit, faut-dire que jusqu’à présent tout le monde parle plus ou moins l’anglais.

Le 14 on renoue un peu avec notre voyage initial, on va sur Ithaque.On mouille dans le fond de la baie devant Vathi. Le vent se lève, on observe, guillaume fait la sieste, des bateaux dérapent autour de nous et puis bien sur c’est notre tour. Ce n’est qu’en début de soirée quand le vent se sera un peu calmé et que Mora sera bien ancré que l’on pourra enfin descendre à terre.

C’est notre dernière soirée avec les filles qui restent encore 15 jours en Grèce, elles doivent récupérer la carte bleu à Vathi et chercher une location sur la côte. Donc repas dans une taverna !

Le lendemain nous quittons donc tous les trois la trop ventée Ithaque et repartons vers Lefkas .

Une nuit à Sivota où on mange un peu diététique sur le bateau (pour ma part je sature un peu de la nourriture grecque , trop trop huileux !) . le matin c’est un peu le spectacle : de gros moteurs qui quittent le port et soulèvent les ancres des voiliers au mouillage.

Pour notre dernier mouillage nous décidons de trouver une baie tranquille et nous trouvons l’endroit idéal sur Meganisi. On réussit le mouilage avec amarres à terre au bout de deux fois ( nous sommes parfois un peu perfectionnistes) et là , le calme et la sérénité.

David va marcher un peu jusqu’au village de Vathi ( il y a beaucoup de Vathi en Grèce), balade que je ferai avec lui le lendemain matin. Nous avons vidé nos frigos , c’est à dire que j’ai pratiqué mon activité favorite : nourrir les poissons.

Le 17 nous quittons ce lieu magique à regret et retournons à la marina de Lefkada où nous allons nettoyer le bateau.

Le 18 on abandonne Mora à des mais étrangères avec un petit pincement et nous prendrons le car pour Athènes.

Athènes – Rome- Paris –Brusque-Saint- Sever- Vendanges à Neffiès . JUST IN TIME !!!!!!

Les vacances sont terminées , enfin pour un temps…